L'extrême droite, mieux la connaître pour mieux la combattre
Le
réseau Solidaires, Écologistes et Libertaires et No Pasaran 12 vous
invitent à une conférence débat sur un panorama complet de l’extrême
droite, du discours social du Front National aux Identitaires, et qui
abordera les luttes anti-fascistes.
En présence de S. membre de la revue antifasciste REFLEX et spécialiste de l'extrême-droite.
Vendredi 02 mars 2012 à 20h30
Librairie Plume(s)
16 rue St Martin - Millau
ENTREE LIBRE
(Et le lendemain, samedi 03 mars à 18h30, au Centre Ascaso-Durruti, 4 rue Henri-René à Montpellier)
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Plus d'infos ici : http://graindesel.fr.gd/Conf-e2-rence-du-02-mars-2012.htmL'extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre L'extrême
droite française a connu ces derniers années des bouleversements qui
ont changé sa physionomie. Dans le même temps, les représentations du
mouvement nationaliste n'ont pas vraiment évolué dans l'opinion : or,
pour la combattre efficacement, il est nécessaire de bien connaître
l'extrême droite, à la fois dans son évolution des dernières décennies
et dans son état actuel, afin d'adapter la riposte antifasciste à la
réalité.
D'abord, avec l'arrivée de Marine Le Pen à la
présidence du Front national, non seulement la question de la succession
de Jean-Marie Le Pen (source de bien des spéculations au début des
années 2000) mais par conséquent celle de son avenir ont été réglées :
le FN a repris un second souffle, et la fille Le Pen, en le banalisant
dans le paysage politique français, semble réussir là où son père avait
(volontairement ?) échoué. Cela a été rendu possible d'une part en lui
offrant un visage plus conformiste, mais aussi en élargissant son champ
d'intervention au-delà des question de sécurité et d'immigration. Cette
évolution du FN a signé la mort de l'antifascisme républicain, qui avait
tout misé sur la mise à l'écart du FN, ce qu'on a appelé sa
"diabolisation", et amène de nouvelles questions : comment s'opposer à
un parti qui soulève de moins en moins d'indignation ? Comment s'opposer
à un parti qui tend à délaisser la pratique militante pour ne plus
exister que dans les urnes ou sur Internet ? Comment réagir face à
l'offensive frontiste sur des terrains où on ne l'attend pas ?
Ensuite,
l'extrême droite radicale s'est elle aussi renouvelée. Les
Identitaires, depuis maintenant bientôt dix ans, ont développé de
nouvelles pratiques, basées sur la communication et le brouillage des
lignes politiques : abandon d'une partie du folklore nationaliste
traditionnel, "coups" médiatiques (soupe au cochon, apéros saucisson),
alliances inattendues (Riposte laïque)… L'émergence à l'extrême droite
de personnalités médiatiques et issues de la gauche (ou présentées comme
telles), comme Dieudonné ou Alain Soral, porteuses d'un discours confus
où "l'antimondialisme" sert de cache-sexe à l'antisémitisme, apporte
elle aussi son lot de questions pour les antifascistes, et impose de
repenser la lutte contre l'extrême droite, qui ne peut plus se contenter
d'agiter le spectre du fascisme et du nazisme, et oblige à prendre en
compte une certaine "modernité" d'une partie de l'extrême droite
actuelle.
Enfin, ces dernières années, les agressions perpétrées
par de groupuscules nationalistes violents se sont multipliées. En
dépit d'une absence de discours politique lisible, leur vitalité (au
moins un groupe nouveau apparaît chaque année) et leur structuration
autour d'une des figures du milieu nationaliste radical des années 1980,
Serge "Batskin" Ayoub, doit non seulement nous inquiéter, mais aussi
nous interroger : comment expliquer le succès (relatif) de ce mouvement
dans les petites villes et en milieu rural ? Comment organiser
l'autodéfense antifasciste et rompre avec la logique de peur sur
laquelle ces groupes prospèrent ?
À travers un diaporama qui,
après un rapide balayage de l'histoire de l'extrême droite française
depuis la création du Front national en 1972, présente en images l'état
actuel de ses différentes tendances, nous vous invitons, en connaissance
de cause, à débattre ensemble de la riposte antifasciste à mettre en
place pour enrayer la progression d'un mouvement qui semble,
malheureusement, avoir ces temps-ci le vent en poupe.
No Pasaran en Aveyron !
Contre le bruit des bottes, et le silence des pantoufles ..
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Solidaires, Écologistes et Libertaires
(réseau anti-productiviste, autogestionnaire, anti-patriarcat et anti-clérical du sud-Aveyron)
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